Ennahdha est concerné par la présidentielle pour la première fois après plus de 50 ans d’existence


Le président du Conseil de la choura du mouvement Ennahda, Abdelkarim Harouni, a déclaré que le mouvement n’avait pas encore pris de décision quant à son candidat pour la présidentielle, soulignant qu’il est concerné par la présentation d’un candidat pour la première fois après plus de 50 ans d’existence.

Il a ajouté lors d’une conférence de presse, tenue en marge de la 28e session du Conseil de la choura, que le mouvement engagera lors de cette session un dialogue approfondi sur la désignation d’une personnalité nationale, du parti Ennahdha ou hors du parti, répondant au profil recherché et aux exigences du pays après les élections de 2019.

« Mais le candidat naturel du mouvement à ce jour, selon son statut, est son président Rached Ghannouchi en tant que personnalité nationale, une question à débattre au sein des institutions du mouvement avec une ouverture sur des partenariats au pouvoir après les prochaines élections », a-t-il précisé.

Il a indiqué que le Conseil de la choura décidera du moment opportun pour annoncer le candidat à la présidentielle du mouvement, soulignant le souhait de ne pas précipiter cette décision, « car elle est liée à la vision que se fait le mouvement du pouvoir après 2019 entre la présidence, le gouvernement et le parlement, ainsi qu’aux partis qui seront des partenaires d’Ennahdha après les échéances électorales ».

Harouni a fait remarquer à cet égard que l’évaluation de la situation politique, économique et sociale dans le pays, ainsi que de la situation régionale dans la région, en particulier les développements en Algérie et en Libye, constituerait un prélude à l’ouverture du dossier de candidature à la présidence.

Il a noté que cette session du Conseil de la choura a lieu après l’important événement représenté par l’amendement par le Parlement tunisien de la loi électorale, saluant à ce propos tous les blocs qui « ont pris des positions historiques afin de prémunir la démocratie contre les arnaqueurs ».

« Les amendements apportés à la loi électorale et des référendums sont des conditions supplémentaires pour le succès des prochaines élections », a-t-il estimé, appelant à « la vigilance jusqu’au dernier moment pour protéger la révolution et la démocratie émergente et respecter les électeurs et l’image de la Tunisie comme première démocratie du monde arabe ».

Il a également souligné l’importance de convoquer la 28e session du Conseil de la choura, qui coïncide avec le troisième symposium annuel du mouvement en présence de plus de 900 cadres centraux, régionaux et locaux, dans un contexte électoral, en prélude aux législatives et à la présidentielle de la fin d’année en cours.

A l’ordre du jour de la session, la discussion du rapport sur l’activité du Conseil de la choura entre les deux conférences annuelles du mouvement, en tant qu’institution majeure qui équilibre le leadership avec la présidence du mouvement, ainsi qu’un rapport sur le travail du comité de suivi du dossier de la justice transitionnelle après la fin de la mission de l’Instance vérité et de dignité. 

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