Le public était au rendez- vous pour assister à la projection de ce documentaire argentin. Le cinéma argentin ne nous est pas étranger, il faut croire, mais cette fois, c’est un cinéaste qui accompagne son documentaire. Nous citerons M. Ricardo Preve, derrière ses allures d’aristocrate, très communicatif et jovial, un réalisateur qui connaît très bien l’Afrique. Une grande figure du cinéma en Argentine et qui n’est pas à son premier documentaire.

De ses œuvres, nous citerons «La noche antes» en 2006, sur l’ultime nuit de la vie de Martin Miguel de Güemes, héros de la guerre d’indépendance de l’Argentine, et «La notte prima» en 2007, sur Anita Garibaldi, épouse du révolutionnaire italien du même nom, ayant donc une relation forte avec la période du Risorgimento, née au Brésil et morte en Italie.

Il était donc parmi nous pour présenter son dernier documentaire «Du Soudan à l’Argentine». Un film qui fait sa sortie en Argentine, en Algérie et au Maroc. Le réalisateur n’a pas d’ailleurs manqué de remercier Tarek Ben Chaâbane qui a été à l’origine de cette programmation diversifiée autour du documentaire.     

L’ambassadeur d’Argentine à Tunis (à gauche) et le réalisateur argentin Ricardo Preve (à droite)

En voici le résumé. «Des spécialistes qui se reconnaissent tous dans l’héritage laissé par celui qui est considéré comme l’un des pères de l’égyptologie en Argentine, Abraham Rosenvasser, qui a voué sa vie à la connaissance de l’Egypte pharaonique et qui —fait décisif pour l’Histoire— a été, avec le Français Jean Vercoutter, l’une des figures centrales de la mission franco-argentine de sauvetage des sites qui étaient menacés par les eaux du grand barrage d’Assouan, alors en construction au tout début des années 1960.

Pour raconter l’itinéraire fabuleux de Rosenvasser, qui connaissait le tout-Buenos Aires et recevait chez lui à dîner des gens comme Jorge-Luis Borges, Ricardo Preve, s’est déplacé au Soudan dans la région d’Akasha, entre autres, où il y a eu des fouilles. Il a également demandé à la fille de l’égyptologue, Elsa Rossenvasser Feher, disparue avant d’avoir vu le documentaire, qui vivait à La Jolla en Californie et qui a fait, elle aussi, une carrière de scientifique, de raconter son père, ses parents qu’elle accompagnait dans les années 1960 au Soudan».

Pour sa part, l’ambassadeur de la République d’Argentine en Tunisie M. José Maria Arbilla, a déclaré : «Tout d’abord, nous sommes ravis de la réception du public en Tunisie pour ce film. Pour nous, c’est une chance d’avoir le réalisateur parmi nous.

L’Argentine est un pays qui a une production cinématographique importante assez connue à ravers le monde. Nous organisons au moins un cycle par an et je constate que le public tunisien aime le cinéma argentin et il attend toujours des nouveautés dans ce sens».

Charger plus d'articles
Charger plus par Salem Trabelsi
Charger plus dans Culture

Laisser un commentaire