20e édition du Pamed, jusqu’au 3 mai à Yasmine Hammamet : La production animale entre projets et défis

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Fort de son riche programme scientifique, le Salon fête son 20e anniversaire avec une grande dynamique englobant les secteurs public et privé mais aussi des délégations internationales importantes. De grandes perspectives de développement et de coopération sont palpables à travers les différents rendez-vous de l’événement…

Le Salon méditerranéen des productions animales et de l’élevage, Pamed, est à sa 20e édition. Une édition qui a démarré hier au centre des expositions de Yasmine Hammamet, Expo-Center Médina, pour s’étaler sur trois autres journées avec la participation de plus de trois cent-dix exposants dont des sociétés relevant des différentes composantes entre autres des secteurs de l’élevage, de l’équipement, de la production, de l’alimentation, et de start-up innovantes, outre les structures professionnelles, gouvernementales, et de recherche.  

L’ouverture du salon a été assurée par le secrétaire d’Etat aux ressources hydriques, Ridha Gabouj, en la présence de représentants des différentes structures professionnelles dont l’Utica et l’Utap, ainsi que de cinq universités de recherche dans le secteur agricole. 

Le secrétaire d’Etat a relaté la bonne organisation du Pamed qui, selon lui, est une opportunité pour débattre entre les différents acteurs du secteur des dernières avancées technologiques et des solutions permettant de répondre aux défis actuels du secteur dont les difficultés à importer certains produits nécessaires à la production des alimentations animales. Gabouj a valorisé les efforts de la recherche scientifique fournis par les différentes parties. « La communication entre les différents acteurs est permanente et le secteur de l’aviculture se porte plutôt très bien et il est très bien structuré. Actuellement, nous avons atteint l’autosuffisance en matière de viande blanche et d’œufs avec une capacité de production de 220 mille tonnes annuellement de viande blanche et de 160 millions d’œufs mensuellement. Nos produits son de très bonne qualité et ont une bonne réputation à l’échelle régionale et internationale. Ce secteur est très porteur notamment pour aller exporter l’excédent. De même, on pourra produire localement les reproducteurs chair et ponte dont nous importons respectivement un million et soixante-dix mille reproducteurs chaque année. Aussi, remarquons-nous que la veille sanitaire est bonne et nous tenons à la surveiller pour garder le niveau de qualité à ce niveau. », a rassuré Gabouj. Evoquant les stations de dessalement d’eau, il a confirmé que la station de Zarat, dont la capacité de production est de 50 mille m3 par jour, serait opérationnelle dans un avenir très proche. Pour la station de Sfax, il a précisé qu’elle sera opérationnelle vers la fin du mois de juin avec une capacité de 100 mille m3 par jour. De même pour la station de Sousse qui est à 70 % de réalisation et serait opérationnelle vers la fin de l’année courante. 

5 mille visiteurs attendus

Par ailleurs, le secrétaire d’Etat a expliqué que pour lutter contre la propagation de la cochenille dans les plantation de figue de Barbarie, toute une stratégie est en train d’être appliquée dans les différentes régions avec notamment des efforts de contenir la propagation du parasite à Nabeul, Kasserine et autres. Tout un programme de déracinement des plantations touchées est en cours, et elles seront découpées et utilisées en tant qu’alimentation animale.  

Pour revenir au Pamed, les organisateurs tablent sur plus de 5 mille visiteurs, alors que la société SNA à elle seule a invité plus de mille aviculteurs. L’intérêt porté à ce salon est tel que parmi les participants l’on compte un important nombre venu de plus de quinze pays d’Afrique, d’Europe, d’Asie et du Moyen-Orient. 

Une édition exceptionnelle 

Selon Hamdi Souissi, directeur du 20e Salon Pamed, le salon a su se tailler une place dans le calendrier international des salons professionnels de l’aviculture, de la production animale, et de l’élevage. De formation en relations économiques internationales et ayant une longue expérience dans le domaine de l’organisation des salons et des foires depuis 1998, Souissi affirme que l’actuelle édition du salon a bien marqué une évolution quantitative et qualitative du Pamed avec un nombre record d’exposants et un programme scientifique bien étoffé, outre les volets formation et coopération entre professionnels, structures et entreprises privées. 

« Les participants à l’exposition du salon représentent de grandes marques entre autres des équipements, des produits vétérinaires, de l’alimentation, et des additifs alimentaires. On attend la visite de quelque 5 mille visiteurs professionnels.

D’ailleurs, c’est là la spécificité de ce salon puisqu’il attire les professionnels qui y trouvent des réponses à leurs besoins et attentes. C’est qu’il y a l’exposition, mais aussi un programme scientifique très riche que nous avons élaboré avec nos partenaires publics et privés. Il y a deux séminaires par jour.

Aujourd’hui, on a le séminaire du Groupement interprofessionnel des produits avicoles et cunicoles, Gipac, qui traite l’évolution de l’aviculture en Afrique. Dans ce sens, on a reçu un grand nombre de visiteurs venus de plusieurs pays africains dont le Cameroun, le Sénégal, le Maroc, le Bénin, le Mali, la Guinée, le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire. Une importante délégation, outre les représentant de la Confédération africaine de développement d’aviculture, Cada, L’après-midi, nous avons eu un séminaire sur l’alimentation animale et c’est une occasion de s’informer des nouveautés, se former et voir les nouvelles compositions des alimentations qui vont leur donner des solutions notamment financières aux éleveurs afin de réduire le coût de production », a-t-il ajouté. 

Pour la deuxième journée, celle d’aujourd’hui, le programme scientifique comprend un séminaire concocté avec l’association Dairy Club et qui va traiter la filière laitière et les défis existants dont le législatif et les perspectives de développement.

L’après-midi est réservée à deux séminaires sur l’aviculture dont celui de la SNA qui a invité environ mille aviculteurs en Tunisie pour leur présenter les nouvelles productions de la SNA.

Le deuxième est celui des laboratoires Ceva qui présentera plusieurs nouveautés dans les produits vétérinaires dans le traitement des maladies spécifiques à l’aviculture.

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