Dix documentaires en courts-métrages, réalisés avec les moyens du bord par leurs auteurs, durant la période de confinement, sont continuellement et gratuitement disponibles.

Dans le cadre de sa programmation cinématographique « Filmklub », le Goethe-Institut de Tunis a lancé une série de projections de films en ligne, depuis le 1er septembre, sur Vimeo www.vimeo.com/goethetunis en accès libre et gratuit à travers le monde.

Intitulé « confilmés », ce premier cycle de projections a pour but de soutenir les artistes durant la crise mondiale du coronavirus. Une occasion aussi de nous faire (re)découvrir quelques talents et de nous donner à voir leurs univers.

Dix documentaires en courts-métrages, réalisés avec les moyens du bord par leurs auteurs durant la période de confinement, sont, ainsi, continuellement disponibles à travers le monde, durant le mois de septembre, sur la plateforme Vimeo.

Parmi ces films, l’on peut découvrir de la Tunisie, « Eau et soleil» d’Asma Laajimi. Il s’agit  d’un documentaire sur le rapport entre l’homme et la terre mère, un rapport que certains ont pu cultiver ou renforcer durant la période pandémique. Le virus ravageur est venu nous rappeler à tous l’importance de notre écosystème et de toutes ses composantes. Ici dans le film, une mère de famille prend soin d’un rosier fragilisé, depuis deux ans, par des champignons. Refusant de l’enlever   et de le remplacer alors qu’il ne donne presque plus de roses, elle nous dit qu’il ne faut jamais cesser de s’arrêter de chercher des solutions. Une manière aussi d’établir une analogie avec le virus et de passer un message d’espoir et nous dire que l’on doit tenir bon et le combattre jusqu’au bout. On apprécie,également, le message écologique qui nous incite à nous réconcilier avec la nature.

De Syrie, Safa Makdah, 18 ans, partage, depuis 2014, une chambre avec sa mère et ses 5 frères et sœurs. Cela n’a pas été facile pour eux de s’adapter, depuis, à cette promiscuité. Avec la crise du Covid-19, ils se sont retrouvés tous confinés dans cette chambre qui leur tient de gîte. La jeune femme nous raconte leur quotidien dans son film « Unhealthy lockdown ».

Dans « While we waited for you », le réalisateur palestinien Muayad Aalayan met en images son journal de bord durant le confinement. Il y dévoile son quotidien dans son appartement avec sa femme journaliste qui attend la naissance de leur enfant et la vie à l’extérieur.

Coup de cœur pour «Dreaming in the time of coronavirus» de la Marocaine Raja Saddiki qui appelle à l’évasion et aux songes. De sa maison, la réalisatrice rêve des choses les plus simples qui meublaient son quotidien, en images, elle les insère dans son décor à travers de petites animations.

D’autres univers, des singularités, des ressentis, des quotidiens en temps pandémiques sont à découvrir à travers les films : «Moudja» de Yanis Kheloufi et « Cellule d’écoute » de Lilia Nath Waghlis d’Algérie, « The world around me » de Oussmne Samsekou et « Le silence de la Mosquée » d’Aicha Macky qui sont du Mali, «My sister Asma, under the lockdown » d’Ayham Atiyeh de Syrie et «Ayar» de la  Palestinienne Maha Haj.

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