Le volume  des billets monnaies en circulation (BMC) est évalué à 15 milliards de dinars. Un milliard et demi de dinars de plus ont été retirés  des banques durant la période du confinement.

Intervenant lors d’un webinaire organisé par l’Institut des hautes études (IHE), portant  sur le thème « De la tempête pandémique au sauvetage de l’entreprise : la bouée de sauvegarde monétaire «, le gouverneur de la Banque centrale (BCT), Marouane Abassi, a fait savoir que la BCT est actuellement penchée, conjointement avec le ministère des Finances, sur la question du financement du secteur du bâtiment et travaux publics.

“La BCT est en train de voir avec le ministère des Finances, les moyens pour financer une activité extrêmement importante et dont l’effet multiplicateur sur l’économie est important. L’objectif est de parvenir à développer plusieurs activités économiques et de sauver le maximum possible d’entreprises”, a-t-il souligné.

Refinancer à l’international

Il a ajouté que dans le cadre de l’amélioration de la flexibilité financière, la BCT s’est attelée à préparer une circulaire, qui va permettre à différents secteurs, notamment la microfinance,à se faire refinancer à l’international sans passer par  l’accord de la Banque centrale.   

Au sujet de la liquidité qui circule hors système, le gouverneur de la Banque centrale a affirmé que les informations relayées, indiquant que l’essentiel de la liquidité circule hors circuit formel, (selon certaines informations, 12 à 13 milliards de dinars sont en dehors du circuit formel, précise-t-il), sont fausses.

Il a souligné que la majorité de la liquidité est dans le système, précisant que le volume  des Billets monnaies en circulation (BMC) est évalué à 15 milliards de dinars. Il a fait savoir que durant les deux derniers mois, un milliard et demi de dinars de plus ont été retirés  des banques en raison de la crise sanitaire du Covid-19. 

«Tout cet argent-là est dans l’économie. Il y a une partie qui peut circuler dans ce que j’appelle  le cash economy, qui concerne notamment les secteurs de l’agriculture  (puisque la majorité des agriculteurs ne sont pas bancarisés) et du commerce. Mais tout cet argent est dans l’activité économique légale, soit-elle formelle  ou informelle», a-t-il ajouté, précisant, dans le même contexte,  que le volume de l’argent servant l’activité économique illégale, notamment la contrebande et le blanchiment d’argent, est évalué  à 4 milliards de dinars.

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